Un nouveau rassemblement pour défendre une classe menacée
À Podensac, la mobilisation s’organise face à la menace de fermeture d’une classe à l’école primaire pour la rentrée 2026. À l’appel de la municipalité et de l’association des parents d’élèves, un nouveau rassemblement s’est tenu ce jeudi 26 mars à 9 heures devant l’école, afin de soutenir les équipes éducatives et les familles engagées dans ce combat.

Depuis plusieurs semaines, l’inquiétude grandit au sein de la communauté scolaire. La menace de la suppression d’une classe, motivée par une légère baisse des effectifs – trois élèves en moins selon les prévisions – est jugée incompréhensible. Aujourd’hui, l’école accueille 245 élèves répartis en 11 classes, ainsi qu’un dispositif ULIS déjà en surcharge.
Pour les représentants des parents d’élèves, cette décision risque d’avoir des conséquences directes sur les conditions d’apprentissage. « Avec déjà environ 25 élèves par classe, il devient difficile d’assurer un accompagnement individualisé, d’autant plus que de nombreux enfants présentent des besoins spécifiques« , souligne les représentants de l’association des parents d’élèves. Les familles pointent également une diversité sociale croissante et un contexte éducatif plus exigeant, nécessitant davantage de moyens humains.
Le sénateur Hervé Gillé s’est déjà déplacé pour soutenir l’école. La députée Sophie Mette a également appuyé la demande à la Direction académique des services de l’Éducation nationale (Dasen) en donnant les compléments d’information pour qu’au-delà du ratio élève par classe. « Il y a d’autres données à prendre en compte sur l’école de Podensac et le contexte tendu, compliqué, avec un nombre élevé d’enfants à particularités. » explique les représentants des parents d’élèves. « Les enfants de la MECS Saint-Joseph de Podensac, les élèves allophones, les enfants de familles itinérantes et de voyageurs. Notre diversité, notre belle diversité, mais qui doit être mieux accompagnée. » précise pour l’association Justine Tachon.
La fermeture d’une classe entraînerait mécaniquement une hausse des effectifs, avec des classes pouvant dépasser les 28 élèves dans certains niveaux. Une situation qui, selon les parents, compromettrait la qualité de l’enseignement et l’attention portée à chaque enfant. À cela s’ajoute l’impact sur la direction de l’établissement : aujourd’hui déchargée à plein temps, la directrice verrait son temps réduit de moitié, malgré des problématiques quotidiennes jugées de plus en plus complexes (suivi d’élèves à besoins particuliers, gestion de conflits ou de situations de harcèlement).
Face à ces enjeux, la municipalité a décidé de s’impliquer. Lors de la séance d’installation du conseil municipal, le 21 mars, le maire Jean-Marc Depuydt a annoncé vouloir intervenir rapidement auprès de l’Éducation nationale. « Notre volonté, c’est d’obtenir un moratoire d’au moins une année. Cette fermeture ne se justifie pas aujourd’hui au regard des besoins pédagogiques et de l’accompagnement des élèves« , a-t-il déclaré. Le maire insiste également sur le rôle essentiel d’une direction pleinement disponible pour soutenir les équipes enseignantes et faire face aux difficultés rencontrées sur le terrain.
Le rassemblement de jeudi se veut donc un nouveau moment de cette mobilisation collective. Parents, enseignants, élus et habitants espèrent faire entendre leur voix et obtenir un sursis, afin de préserver les conditions d’apprentissage et l’égalité des chances pour tous les élèves de Podensac.
Une pétition en ligne a d’ailleurs été lancée par les parents d’élèves pour appuyer cette démarche :
https://www.change.org/p/non-%C3%A0-la-fermeture-d-une-classe-%C3%A0-l-%C3%A9cole-de-podensac


