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Découvrir : L'histoire


L. Drouyn - Podensac - 03 Avril 1862 - Dessin à la mine de plomb - II.38

Les archives du XIXème siècle ont permis de porter à notre connaissance une découverte importante sur la commune de Podensac.
Enfouie au cœur du Bourg, une villa romaine témoigne du riche passé de la commune et de son occupation ancienne.
La finesse et l'harmonie de la mosaïque aux médaillons découverte en 1898, permettent d'attribuer cette œuvre à la période Constantinienne au IVème siècle p.C.



   "La Passerelle du Patrimoine Podensacais" : un site qui rassemble les micro-sites internet créés sur le patrimoine de Podensac : www.patrimoine.podensac.sitew.fr




L'antiquité

L'occupation du territoire de Podensac s'avère très ancienne. En effet, les découvertes récentes ont permis de mettre en évidence le passage et la présence d'ethnies nomades sur notre commune entre l'ère quaternaire et 8000 ans av. J.-C., période appelée le Pléistocène, où vivait à cette époque l'Homo erectus. Cette chronologie a pu être avancée grâce à la découverte et à l'analyse d'uni-faces, bi-faces, et hache perforée mis au jour sur la commune de Podensac...



L'occupation du territoire de Podensac s'avère très ancienne. En effet, les découvertes récentes ont permis de mettre en évidence le passage et la présence d'ethnies nomades sur notre commune entre l'ère quaternaire et 8000 ans av. J.-C., période appelée le Pléistocène, où vivait à cette époque l'Homo erectus. Cette chronologie a pu être avancée grâce à la découverte et à l'analyse d'uni-faces, bi-faces, et hache perforée mis au jour sur la commune de Podensac.

Le toponyme de Podensac, est d'origine gauloise. Le suffixe –AC, contraction du gallo-romain –ACUM, signifie « chez » ou « domaine de ». Dans le cas de Podensac le nom gaulois est POTENTIUS, qui signifie le riche, le puissant plus le suffixe –ACUM, donne POTENTIACUM « domaine de Potentius ». A cette époque les domaines de ces très riches propriétaires faisaient facilement plus de mille hectares et abritaient plusieurs centaines de personnes qui vivaient en autosuffisance, il y a près de deux mille ans.

Enfouie au cœur de Podensac une villa gallo-romaine témoigne de ce passé riche et de son occupation ancienne. Les vestiges auraient été la propriété d'un riche tisserand Potentius ou Podentius qui se serait installé sur les bords de Garonne et aurait donné son nom à cette bourgade antique. La mise au jour d'une mosaïque figurée de la villa, datée du IVème siècle, fait partie des plus belles mosaïques découvertes en Gironde. Un autre témoignage de cette occupation antique se situe au Nord de la commune, au lieu-dit « Les Tuilières », sous ce qui fut successivement un lieu de culte puis une léproserie.


Le Moyen Âge

Au XIIIème siècle, Bertrand de Podensac est le seigneur de Podensac. Il est l'allié d'Henri III, roi d'Angleterre. Bertrand de Podensac est autorisé par ce dernier à construire une maison forte sur ses terres, et à ouvrir un marché hebdomadaire en sa ville...


Le manque d'archives sur notre commune ne permet pas de donner une chronologie d'occupation détaillée pour cette période. Cependant, on peut souligner quelques événements épars comme les invasions sarrasines en Aquitaine en 732 par lesquelles arrive la lèpre. C'est vraisemblablement à partir de là qu'est créée la léproserie de Podensac à l'emplacement même d'une chapelle qui prendra successivement le vocable de Saint-Lazare puis de Sainte-Sportalie. Podensac possède également un château médiéval et une église du XVème siècle, édifiée sur l'emplacement d'une église du XIIème siècle.

Au XIIIème siècle, Bertrand de Podensac est le seigneur de Podensac. Il est l'allié d'Henri III, roi d'Angleterre. Bertrand de Podensac est autorisé par ce dernier à construire une maison forte sur ses terres, et à ouvrir un marché hebdomadaire en sa ville. Il sera nommé maire et gouverneur de la ville de Bayonne en 1254. La suzeraineté française sur la Guyenne n'est pas toujours respectée. Pour rappeler à l'ordre son vassal le roi d'Angleterre, Philippe le Bel envoie en 1293 son connétable Raoul de Nesle occuper la contrée : Rions et Podensac résistent. Les Anglais et les Gascons résistent à ce siège huit jours. Lorsque les Anglais quittent les lieux, les Gascons sont faits prisonniers par les Français qui les font tous « engiber, pendre et écrouer ». Podensac, sauf le château, est rasé. L'enceinte de la ville n'est jamais reconstruite.

La fille de Bertrand de Podensac se voit rendre son bien et ses terres en 1303. La seigneurie passe au XIVe siècle par mariage aux barons de Langoiran qui se soucient peu de cette petite terre. La seigneurie de Podensac passera successivement à la famille Cailhau au XIIIème siècle dont les armes du blason de Miramonde de Cailhau, dame de Podensac, ornent l'écusson de la ville, à la famille d'Albret au XIVème siècle, à la famille Pontac puis à Gaston de Foix au XVIème siècle. Podensac, voit la venue de la reine Anne d'Autriche, en novembre 1615.

Au XVIIème siècle, le Duc d'Epernon devient seigneur de Podensac. En conflit avec les parlementaires de Bordeaux, il fait armer ses places situées sur la Garonne pendant la Fronde. Podensac est alors placée sous les ordres d'un nommé Petro Paulo et l'avant-garde des parlementaires, menée par le marquis de Théobon, s'y heurte à des barricades, qui sont rapidement défaites. Les partisans du duc se réfugient dans l'église et le château. Lorsque l'église est prise par l'artillerie, la garnison du château capitule et sort de la place, le mousquet sur l'épaule.




L'église Saint-Vincent

L'édification de l'église Saint-Vincent se fit à partir de 1533 sous la conduite de Mathurin Gallopin, architecte de l'archevêché vers 1530. Léo Drouyn confirme qu'elle fut bâtie sur l'emplacement d'une chapelle romane dont il ne reste aucun vestige...



L'édification de l'église Saint-Vincent se fit à partir de 1533 sous la conduite de Mathurin Gallopin, architecte de l'archevêché vers 1530. Léo Drouyn confirme qu'elle fut bâtie sur l'emplacement d'une chapelle romane dont il ne reste aucun vestige.

Construction caractéristique de l'art gothique tardif, l'église est réparée vers le milieu du XVII° siècle, après le siège des parlementaires. L'architecte J. Valleton en 1895 érige la façade, comportant un portail à tympan ouvragé, une rosace, et le clocher, couronné d'une flèche à crochets.

L'édifice entièrement voûté, est constitué d'une nef centrale flanquée de bas-côtés d'où s'ouvrent dix grandes baies où sont logés les vitraux réalisés en 1895 et 1896 par deux Ateliers de Maîtres verriers, Messieurs Henri Feur et Pierre Gustave Dagrant de Bordeaux, d'un chœur comprenant cinq verrières réalisées en 1872, par l'atelier de Pierre Gustave Dagrant, d'une abside polygonale érigée dans le prolongement du vaisseau central.





La bannière de société de secours mutuel et la villa romaine de Podensac présentées par Jean-Marc Depuydt, conseiller municipal délégué au Patrimoine, sur deux sites internet thématiques :

La bannière de société de secours mutuel a été commandée aux Etoffes Broderies Théodore Dubus à Paris en 1896. La bannière de Podensac est entrée en 1970 dans les collections du musée d'Aquitaine.

En septembre 1898, Monsieur René Jasseau, maire de Podensac, porte à la connaissance de la Commission des Monuments Historiques de Bordeaux, la découverte d'une composition mosaïquée lors de travaux d'aménagement de la place des Halles.

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